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Washington change de positions, grand défi pour les discussions nucléaires

Les négociations nucléaires Iran/5+1 se poursuivent avec sérieux mais la perspective de la conclusion d’un accord final est toujours entouré d’un halo d’incertitude. «Lors des négociations nucléaires entre l’Iran et les 5+1, l’autre partie a changé de position», a déclaré le ministre des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarfi.
«Malheureusement, l’autre partie a changé de position et a opté pour le maximalisme, ce qui rend difficile l’accès à un accord», a ajouté M. Zarif, à l’issue des négociations serrées à Vienne, avec les représentants des 5+1. «Chaque mot de plus ou de moins pourrait déboucher sur des changements fondamentaux, dans le résultat final, c’est pourquoi nous négocions, avec beaucoup de minutie, de même que l’autre partie», a-t-il précisé. Selon les observateurs politiques, la réticence des Etats-Unis pour annuler les embargos économiques imposés à l’Iran constitue le plus grand obstacle à  la conclusion d’un accord. Les Etats-Unis ne peuvent apparemment pas renoncer aux sanctions, devenues une habitude pour eux. Dans le même temps, le climat des négociations de Vienne semble en quelque sorte tendu, sur fond de pressions et de guerre des nerfs. Depuis le début du nouveau tour des négociations, les Américains ont fixé un délai et l’ont repoussé ensuite. Ils ont même parlé d’une option militaire et insistent sur le maintien des sanctions anti-iraniennes pour ainsi plaire au lobby sioniste et à l’aile dure du Congrès. Allant plus loin, le secrétaire d’Etat américain, John Kerry, a menacé, jeudi, de quitter la table des négociations pour ainsi mettre implicitement l’Iran au pied du mur. Les menaces de ce genre et les changements de positions mettent en en évidence l’objectif de Washington d’imputer la responsabilité de tout éventuel échec à la partie iranienne, en l’accusant de l’intransigeance.
Les négociations pourraient encore se prolonger mais ce nouveau délai n’aboutirait pas forcément à la conclusion d’un accord. Il risque même de le faire capoter. Tout dialogue implique des conditions dont la plus importante est le respect du principe de l’équilibre. Selon M. Zarif, la partie occidentale devra finalement choisir entre l’accord et la pression car ces deux derniers ne sont pas associables. « Les Iraniens cherchent un accord mais un accord sur fond de la dignité et si l’autre partie œuvre pour conclure un accord digne et équilibrée, un accord sera bien accessible », a déclaré le chef de la diplomatie iranienne.

 


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Dates : 2015-07-20 13:49:30 | Catégorie: Politique | Visites: 351 | J’aime: 0