Jeudi 21 Mars 2019
Mise À Jour: Samedi 15 Août
Taille de la police:  

Le Trésor britannique abroge une partie des sanctions anti-iraniennes

La décision a été annoncée après ce que le Tribunal de la fonction publique de l'Union européenne (TFP) a annulé les sanctions contre un homme d’affaire iranien, l’université polytechnique Sharif, la compagnie iranienne des pétroliers, la société d’assurance Moallem et la banque Sina. Ainsi la chaîne Press TV a annoncé dimanche, citant le Trésor britannique que les verdicts exigeant le gel des avoirs de cinq organes iraniens et un homme d’affaire, ont été annulés, à la suite du décret de l’UE. Pour le rappel, l’UE avait déjà aussi annulé, la décision en 2012 du Conseil européen de sanctionner et bloquer les avoirs de la banque centrale de l’Iran. On attend donc à ce que ce décret soit appliqué au niveau de l’UE défaisant ainsi le nœud d’une partie des transferts interbancaires, au moins en ce qui concerne les banques européennes. La levée de ces sanctions intervient au moment où l’Iran et les 5+1 entendent lancer, en ce mois d’octobre, un nouveau tour de négociations pour parvenir à un ultime accord nucléaire jusqu’à l’échéance du 24 novembre. Quoi qu’il en soit, la levée de ces sanctions (celle contre la banque centrale d’Iran ainsi que celles frappant les établissements financiers et commerciaux) fait rappeler deux points importants. Primo, ces sanctions étaient illégales. Secundo, l’UE entend s’éloigner peu à peu des sanctions unilatéralement imposées par les Etats-Unis contre l’Iran. Le fait que l’UE, contrairement au passé, n’a pas révisé ses sanctions, témoigne certes d’une volonté politique au niveau de cette Union, soit un prélude au changement de regard de l’Europe sur la poursuite des sanctions, signe manifeste de la volonté européenne de dissiper les obstacles qui se dressent devant les coopérations économiques avec l’Iran. Tout cela trahit davantage les différends qui existent au camp de l’Occident avec les Etats-Unis et leurs sanctions. Il est vrai qu’une interaction économique avec l’Iran de laquelle l’UE a, notamment, besoin, dans les conditions actuelles, aurait dû se produire bien avant cela. Il ne reste donc de voir si l’UE  attendra les Etats-Unis pour franchir les prochains pas  ou bien elle préférera poursuivre sa position indépendante. Quoi qu’il en soit, la décision de l’UE, bien qu’elle soit tard, met en exergue l’erreur de cette Union. Or, il reste encore un long chemin à parcourir pour réaliser la levée des sanctions qui sont toutes illégales et politiques, et dans le sens des objectifs maximalistes des puissances mondiales. Il faut donc attendre une initiative d’action et de plus de flexibilité pour parvenir à un accord durable dans les négociations nucléaires.


IRIB


J'aime - 
Commenter - 
Partage - 
E-mail - 
Enregistrer au PDF - 
imprimer
Dates : 2014-10-07 15:19:05 | Catégorie: Article∕commentaire | Visites: 277 | J’aime: 0

can't open file