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Irak : pourquoi les réformes sont assorties des violences ?

IRIB- Peu après le début des réformes, proposées par le Premier ministre irakien, Haïdar al-Abadi, un attentat terroriste, l’un des plus sanglants des dernières années, s’est produit, le jeudi 13 août, à Bagdad, faisant une centaine de morts et de blessés. Le 9 août, le Premier ministre irakien, Haïdar al-Abadi, a proposé un plan de réformes au Parlement qui les a entérinées deux jours plus tard. Ce plan prévoit la suppression immédiate des trois postes de vice-premiers ministres et de vice-présidents et des mesures anti-corruption. La suppression des trois postes de vice-premiers ministres et de vice-présidents ainsi que la destitution de toutes les personnalités qui ont occupé un poste gouvernemental grâce à leurs relations avec les partis et les ethnies particuliers constitue la partie la plus importante de ce plan de réformes. Dans le cadre de ses mesures anti-corruption, Haïdar al-Abadi a ordonné l’examen des dossiers de corruption déjà ouverts à l'époque des anciens gouvernements ou en cours dans l’actuel Etat. Il a également placé la destitution et la désignation des gouverneurs et des membres des Conseils municipaux sur la liste des prérogatives du Premier ministre. Il n’y a point de doute que l’Irak a besoin des réformes et que le plan de réformes proposé par Al-Abadi est un plan audacieux mais le problème est que certaines personnalités irakiennes ne voient pas ces réformes dans le cadre de leurs intérêts. En vérité, tout plan de réforme, considéré par certains comme un danger menaçant leurs intérêts, est en général à l’origine de l’escalade des violences. Cette simultanéité entre l’escalade de violence et le début des réformes met en évidence le complot et la trahison de certaines personnalités irakiennes. L’attentat sanglant qui s’est produit deux jours après l’adoption par le Parlement du plan de réformes d’Al-Abadi montre qu’il existe des personnalités, à l’intérieur de l’Irak, qui considèrent les réformes comme étant au contraire de leurs intérêts. Tareq Hachemi, ancien vice-président irakien, qui a été accusé, par le tribunal de Bagdad, d’avoir été impliqué dans un grand nombre d’attentats terroristes, vient à l’appui de cette affirmation. L’important est que les éléments étrangers exhortent aussi les comploteurs et les traitres en Irak à insécuriser le pays. Les soutiens qu’apportent certains pays arabes et la Turquie à Tareq Hachemi, malgré les crimes qu’il avait commis en Irak, ainsi que les plans de partition soutenus par certains pays dont les Etats-Unis font preuve de l’ingérence de parties tierces dans les affaires de l’Irak dans le sens de le déstabiliser et de l’insécuriser de plus en plus.


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Dates : 2015-08-15 08:47:05 | Catégorie: Article∕commentaire | Visites: 420 | J’aime: 0

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