Dimanche 16 Décembre 2018
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Les Grecs dans la rue, en colère contre l’UE et le FMI

Ils étaient des milliers les Grecs à descendre dans la rue, lundi soir, et à se rassembler devant le Parlement, à Athènes, afin de fustiger les politiques l’Union européenne et le Fond monétaire international. Des manifestations similaires ont eu lieu dans les autres villes de la Grèce, en protestation contre l’ingérence de l’UE et du FMI dans les affaires intérieures du pays. Les manifestants ont dénoncé les politiques de rigueur économique, dictées par l’UE et le FMI, et ont exprimé leur soutien aux positions du gouvernement de gauche dans les négociations avec ses créanciers. Les protestataires ont appelé la nation grecque à tenir tête aux revendications illogiques de l’Union européenne et du Fond Monétaire International et à dire un grand « non », le 5 juillet, aux politiques de l’Europe. Les protestataires ont annoncé leur décision de rejeter, lors du référendum de dimanche prochain, l’aide financière européenne. Il y a quelques jours, l’UE et le FMI ont rejeté la demande d’Athènes qui voulait une courte prolongation de l’ancien accord d’aide financière. Suite à ce rejet, les négociations entre Athènes et les Européens ont été plombées et le gouvernement grec a soumis au Parlement le plan de l’organisation d’un référendum lors duquel les Grecs devraient dire oui ou non aux revendications de leurs créanciers. L’organisation dudit référendum a été adoptée à l’unanimité. Ensuite, les Grecs se sont rassemblés devant les distributeurs électroniques et ont fait de longues queues devant les stations-services si bien que le gouvernement s’est vu obligé de fermer les banques pendant une semaine afin d’empêcher l’effondrement du système financier du pays. Dans le même temps, le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, a envoyé une lettre à destination des dirigeants européens en leur disant que la nation grecque avait le droit de participer au référendum pour déterminer son avenir. « La participation des Grecs au référendum ne contredit pas leur présence à l’Union européenne et à la zone euro. La nation et le gouvernement grecs voudraient bien rester au sein de l’Union européenne. Ce que les Grecs exprimeront au cours du référendum est leur accord ou leur désaccord aux revendications des créanciers étrangers d’Athènes. Au lendemain du référendum, Athènes reprendra le dialogue avec ses créanciers mais juste conformément à la volonté des Grecs », a écrit le Premier ministre grec dans sa lettre, ajoutant qu’un Grexit coûterait très cher. Dans la foulée, le ministre grec de l'intérieur, Nikos Voutsis, a déclaré, lundi, que l’UE et le FMI avaient demandé au Parlement grec de n’adopter aucune loi sur les programmes économiques sans leur autorisation, ce qui signifie la violation de l’indépendance de la Grèce. « Aucun pays européen n’a jamais fait l’objet d’une telle demande et cela signifie la violation flagrante des lois de l’Union européenne », a-t-il ajouté. Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a qualifié, lundi, le référendum en Grèce de coup inattendu à l’Union européenne. « L’annonce du référendum en Grèce et l’appel des responsables grecs à voter « non » ont fait tomber à l’eau tous les efforts jamais conjugués. Ce référendum n’est ni dans l’intérêt de l’Europe ni dans l’intérêt de la Grèce et de son peuple. Les pays européens ont beaucoup travaillé pour régler cette crise et certains ont même payé un coût politique très cher pour sauver le pays le plus fragile de la zone euro », a rappelé  Jean-Claude Juncker.


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Dates : 2015-07-20 14:10:28 | Catégorie: Politique | Visites: 516 | J’aime: 0