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La Turquie frappe Daech et le PKK

Le Parlement européen a demandé à la Turquie de mettre fin à ses attaques simultanées contre Daech et le PKK.
Cette demande a été formulée après que l’armée de la Turquie a lancé ses raids aériens contre les positions de Daech, en Syrie, et celles du Parti travailliste kurde (PKK) dans le nord de l’Irak.
Le Parlement européen a avancé une raison essentielle à sa demande : c’est qu’il y a une différence qualificative entre les daechistes et les membres du PKK. Avant son départ pour la Chine, le président turc Recep Tayyip Erdogan a annoncé la fin des négociations de paix avec le PKK, avertissant tous les politiciens protecteurs du PKK qu’ils devaient s’attendre à une poursuite judicaire. Apparemment, Erdogan fait allusion au Parti Démocratique des peuples (HDP) soit la vitrine politique légale du PKK. En obtenant 13% des voix ce Parti a réussi à dépasser le quorum de 10% des voix soit «Casser le barrage», dans le langage du HDP pour entrer au Parlement, ce qu’un certain nombre d’hommes politiques dont Erdogan ne peuvent pas digérer si facilement. Or, il semblerait que tout en présentant le PKK comme n’étant pas en mesure de négocier et en s’appuyant sur la divergence entre les dirigeants de ce Parti en ce qui concerne les négociations de paix d’une part et de l’autre les opérations du Parti travailliste kurde contre les positions et intérêts de la Turquie, Erdogan tente, de trouver la justification nécessaire aux attaques de l’armée turque contre les positions du PKK, dans le Nord de l’Irak.
Les dirigeants du Parti Démocratique des peuples (HDP) ainsi que des politiciens européens sont d’avis que les attaques de l’armée turque contre les positions du PKK, dans le Nord-irakien s’inscrivent dans le cadre des actes visant à discréditer les kurdes au seuil la tenue encore une nouvelle fois des élections législatives. D’aucuns en faisant allusion aux soutiens du gouvernement turc à Daech, à la circulation de ses éléments sur le sol turc et à l’hostilité de ce groupe terroriste contre les kurdes remettent en cause la sincérité du gouvernement d’Ankara dans la lutte contre le terrorisme.

De l’avis de ces analystes le terrorisme est un phénomène abject et dénoncé d’où l’absurdité de distinction factice de bon et de mauvais terrorisme. Apparemment, en attaquant Daech, le gouvernement d’Ankara tente de rejeter les accusations de soutenir Daech portées à son encontre. Mais la question est que la Turquie est, actuellement, sous la pression de l’opinion publique nationale et étrangère. La négligence du gouvernement turc dans une lutte sérieuse contre Daech est inadmissible par l’opinion publique. Peut-être le gouvernement turc a-t-il opté pour ces attaques simultanés contre Daech et le PKK en tant que seul moyen de sortir de l’impasse des négociations avec les kurdes opposés et de la situation politique qui prévaut dans ce pays suite aux élections générales et à l’entrée du Parti Démocratique des Peuples (HDP) en tant que Parti partisan des kurdes et du PKK au sein du parlement.
 


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Dates : 2015-08-01 14:21:51 | Catégorie: Politique | Visites: 544 | J’aime: 0