Dimanche 16 Décembre 2018
Mise À Jour: Samedi 15 Août
Taille de la police:  

Egypte : l’insécurité règne

Les différentes régions de l’Egypte sont le théâtre de l’insécurité alors que le gouvernement continue de réprimer les Frères musulmans. Une bombe sonore a explosé vendredi à l’aube devant le bâtiment de la sécurité nationale d’Egypte au gouvernorat d'Assiout. Cette explosion s’est produite juste après un assaut des individus armés du groupe Ansar Beit Al-Muqaddas contre la péninsule du Sinaï. Cet attentat a fait 17 morts parmi les soldats égyptiens. En représailles, l’armée régulière a liquidé 130 individus armés. Dans le même temps, la télévision égyptienne a diffusé, en coopération avec les forces armées, un reportage visuel des récents attentats terroristes survenus au nord du Sinaï. Dans ce reportage télévisé, certaines chaines satellitaires dont Al-Jazeera, Al-Charq et Mekameleen sont accusées de soutenir les miliciens actifs au Sinaï. Selon ledit reportage, les chaînes de télévision Al-Jazeera, Al-Charq et Mekameleen soutiennent les Frères musulmans et diffusent des rumeurs au profit des miliciens et au détriment de l’armée égyptienne. Entre autre, la rumeur selon laquelle les miliciens auraient pris le contrôle de la localité de Cheikh Zouweid dans le nord du Sinaï pour en faire un Etat islamique. Par ailleurs, les forces de sécurité égyptiennes ont intensifié leurs attaques contre les Frères musulmans sous prétexte de la lutte antiterroriste. Dans la foulée, l’Organisation des Frères musulmans ont fait état jeudi de la mort de l’un de ses hauts membres par les forces du gouvernement. D’après le communiqué des Frères musulmans, les forces de sécurité ont tué Tareq Khalil, un membre des Frères musulmans, après deux semaines de détention. Tareq Khalil et Saad Aliveh, deux hauts membres des Frères musulmans, avaient été arrêtés le 18 juin. Les forces de sécurité ont pris d’assaut mercredi dernier la cité du 6 octobre, située dans l’ouest du Caire, et ont massacré 13 hauts membres des Frères musulmans dont Nasser Al-Haafi, ancien député du Parlement. Le gouvernement égyptien a tenté, pendant la dernière année, d’assurer la sécurité d’Egypte en réprimant les opposants dont les membres des Frères musulmans mais ses tentatives ont échoué surtout au Sinaï. En outre, le recours à la violence vis-à-vis des opposants a suscité les vastes critiques des organisations de la défense des droits de l’Homme à l’encontre du gouvernement d’Abdelfattah Al-Sissi. Amnesty International a qualifié le gouvernement égyptien de très répressif sur fond de l’arrestation de 41.000 opposants depuis le début de 2013.


J'aime - 
Commenter - 
Partage - 
E-mail - 
Enregistrer au PDF - 
imprimer
Dates : 2015-07-20 14:03:45 | Catégorie: Politique | Visites: 389 | J’aime: 0